Journée du sport féminin
Publié le 24/01/2026
Longtemps resté dans l’ombre, le sport féminin s’impose aujourd’hui comme un pilier de dynamisme et de mixité. Au-delà de la performance, il incarne des valeurs de détermination et de dépassement de soi qui inspirent l’ensemble de la société.
C’est dans cette dynamique, et à l’occasion de la Journée internationale du sport féminin ce samedi 24 janvier, que la Ligue de Football de Normandie a choisi de mettre en avant deux profils passionnés. À travers ces portraits, la Ligue souhaite valoriser le talent des femmes sur et en dehors du terrain, et rendre hommage à toutes celles qui font grandir le football et le sport en général.
Pour ce faire, nous avons interviewé Morgane Onfroy, joueuse et dirigeante, membre de l’Équipe Technique Régionale en Arbitrage Féminin, mais également membre du comité directeur de la Ligue de Football de Normandie. Nous sommes aussi allés à la rencontre de Margaux Pacary, une jeune arbitre de Ligue âgée de seulement 18 ans.
Pourquoi avoir choisi de vous impliquer autant dans le football ?
« C’est une histoire de famille avant tout. La passion est née très naturellement : mes parents étaient eux-mêmes très impliqués, j’ai donc grandi avec un ballon de foot à proximité. Mais au-delà de l’héritage familial, c’est l’aspect humain qui me motive. Le football permet de rencontrer des personnes formidables et de partager une passion commune. Aujourd’hui, cette envie de transmettre m’a conduite vers l’arbitrage, où je suis responsable du pôle jeunes arbitres du Calvados. C’est une mission qui me tient à cœur parce que j’adore ce que je fais et ce que ce rôle représente. »
Qu’est-ce qui vous donne envie de vous investir au quotidien dans vos missions ?
« Le partage. J’adore transmettre cette passion et, surtout, donner envie aux autres de s’investir. Mon plus grand plaisir est de faire progresser les jeunes, particulièrement dans l’arbitrage. Mon objectif est de les accompagner pour qu’ils atteignent le plus haut niveau possible, tout en prenant du plaisir. Voir un jeune évoluer et s’épanouir, c’est ma plus belle récompense. »
Quel est l’événement qui a le plus marqué votre parcours jusqu’ici ?
« Sans hésiter, c’est la qualification en Coupe de Normandie que je retiens, vécue en juin 2022 avec la double casquette de joueuse et de coach. Nous avons éliminé aux tirs au but une équipe de R1 (Marigny), alors que nous évoluions au niveau interdistrict. »

Pourquoi avoir choisi la voie de l’arbitrage ?
« J’ai choisi l’arbitrage parce que le football fait partie de ma vie depuis toute petite. Mon frère et moi avons grandi avec ce sport, je joue au foot et mon papa est président d’un club et arbitre. Depuis mon enfance, je passais mes week-ends à regarder des matchs, etil yatroisans, mon papa m’a proposé d’essayer l’arbitrage. J’ai accepté et depuis, cette passion n’a fait que grandir. Cela reste pour moi une véritable fierté. »
Que vous apporte cette discipline au quotidien ?
« L’arbitrage m’apporte beaucoup sur le plan personnel : il renforce ma confiance en moi, m’apprend à gérer des situations parfois complexes et à m’adapter selon le déroulement du match. Il n’y a rien de monotone dans l’arbitrage et cela m’apporte énormément de positif, tant sur le plan sportif que personnel. »
Quelle a été la décision la plus difficile à prendre sur le terrain ?
« La décision la plus difficile que j’ai dû prendre en tant que jeune arbitre a eu lieu dès le début d’un match. À peine dix secondes après le coup d’envoi, une contre-attaque rapide se dirigeait vers le but et j’ai dû décider s’il y avait penalty. Prendre une décision aussi importante dès le tout début du match a été très stressant, mais j’ai appris à garder mon calme, à faire confiance à mon jugement et à assumer mes choix. »
Quel est votre plus beau souvenir en tant qu’arbitre ?
« J’ai eu la chance de vivre plusieurs expériences marquantes. La première est la 4ᵉ édition du tournoi Marielou Duringer, que j’ai arbitrée à Clairefontaine, avec des clubs comme Lyon, Brest, Nantes ou Strasbourg. Ce fut une expérience incroyable, notamment grâce aux conseils de Cécile Bessière, arbitre féminine de D1 Arkema, qui m’ont beaucoup appris. Plus récemment, j’ai eu la chance d’arbitrer les 32ᵉ de finale de la Coupe Nike féminines U18, qui opposaient l’AG Caen au Paris-Saint-Germain (PSG). Ces moments sont pour moi inoubliables et je rêve de les renouveler. »

Le football normand est fier de pouvoir compter sur des femmes aussi déterminées. Que vous soyez sur le terrain, sur le banc de touche, en coulisse, dans les tribunes ou au sifflet : bonne journée à toutes ces femmes qui font la richesse de notre sport. Continuez de briller, de vous engager et de montrer que le sport est aussi votre terrain de jeu !
