Alexis Auger : du sifflet normand à l’arbitrage fédéral
Publié le 11/01/2026
Formé à l’US Fécamp, Alexis Auger incarne la réussite d’un parcours construit avec passion, travail et persévérance. De ses débuts comme jeune arbitre en district à seulement 13 ans jusqu’aux pelouses de Ligue 1 et aux compétitions internationales, le Normand a gravi chaque échelon avec détermination. Aujourd’hui arbitre assistant fédéral et international, il représente fièrement la Normandie au plus haut niveau du football français et européen.
Joueur en ligue, Alexis voit sa carrière prendre un nouveau tournant à 13 ans : il choisit de devenir arbitre, débutant en district pour officier aujourd’hui au niveau fédéral.
Nous sommes partis à sa rencontre afin de revenir sur son parcours inspirant.

À quel âge avez-vous commencer l’arbitrage ?
« J’ai débuté l’arbitrage à 13 ans, puis j’ai passé mon examen à 15 ans. »
Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de devenir arbitre assistant plutôt que joueur ou arbitre central ?
« J’ai commencé le football à l’US Fécamp en tant que débutant. Après environ dix ans de pratique, j’ai eu envie de changer. Mon père étant arbitre, je me suis intéressé à l’arbitrage, ce qui m’a permis de rester dans le monde du football. Je suis donc devenu arbitre à l’US Fécamp. Au début, on commence toujours comme arbitre central. C’est en intégrant la fédération que je suis devenu arbitre assistant. »
Son parcours :
- Arbitrage des jeunes en Ligue à 17 ans
- Arbitrage des seniors en Ligue à 19 ans
- Arbitre assistant fédéral à 28 ans
Il reste licencié tout au long de sa carrière à l’US Fécamp.
Quel a été le moment le plus marquant de votre carrière ?
« Je me souviens de mon accession au niveau fédéral, puis de ma montée en Ligue 1 et de l’obtention du statut international. Mon premier match pro en Ligue 2, c’était Niort – Sochaux en 2019, et mon premier match international, Chypre – Kosovo en Ligue des Nations. J’ai aussi arbitré un match de Ligue des Champions, Naples – Real Madrid. »

Quelles qualités sont indispensables pour réussir au plus haut niveau en tant qu’arbitre assistant ?
« Pour moi, les qualités essentielles pour réussir sont le travail, la persévérance et surtout l’humilité, car l’arbitrage demande de se remettre en question en permanence. »
Quels conseils donneriez-vous à un arbitre qui rêve d’atteindre le niveau fédéral ?
« Pour moi, le plus important est de prendre du plaisir. Si on n’aime pas ce que l’on fait, on ne peut pas réussir. Il faut surtout se sentir bien tout en travaillant car ce n’est pas simple d’être arbitre. L’accès au haut niveau est très compétitif dans ce domaine, tout le monde n’y parvient pas. »
Qu’est-ce que l’arbitrage vous a appris sur vous-même, en dehors du football ?
« Avant, j’étais timide et réservé, mais en débutant comme arbitre central, face à des joueurs de mon âge et à des entraîneurs plus âgés, j’ai appris à prendre de l’assurance. L’arbitrage m’a permis de renforcer ma confiance, d’améliorer ma communication, de mieux faire face à l’adversité car on vit des situations parfois spéciales, et on se retrouve souvent seul en tant qu’arbitre, surtout au début. J’ai aussi développer des valeurs essentielles comme la rigueur, l’honnêteté dans mes décisions, l’intégrité et le sens de la justice. On apprend énormément de choses qui nous aident à la fois sur le plan professionnel que personnel. »
Comment se déroule la saison ?
« J’entame ma 4ᵉ année en tant qu’arbitre international et ma 5ᵉ saison en Ligue 1. En septembre, j’ai eu l’occasion d’arbitrer pour la première fois le match Olympique de Marseille – Paris Saint-Germain, une expérience marquante pour moi au Vélodrome, dans une superbe ambiance. »

Quels sont les prochains objectifs ?
« Je n’ai pas d’objectif précis défini. Je souhaite avant tout maintenir mon niveau. Je ne vise pas un palier précis, mais je cherche à continuer de progresser. »
Un mot pour les personnes qui hésitent à se lancer dans l’arbitrage ?
« J’encourage tout le monde, quel que soit son âge, à essayer l’arbitrage s’ils s’y intéressent. Il n’y a pas d’âge pour se lancer. C’est une expérience à la fois sportive et humaine, très enrichissante. Si l’on est curieux ou attiré par l’arbitrage, il faut se lancer pour ressentir ce que c’est d’être sur le terrain et de prendre des décisions. Je conseille vraiment à toutes les personnes intéressées d’essayer. »

